Se libérer d'un état dépressif

Qu'est-ce qu'un état dépressif ?

La dépression grave est une maladie constituée de 2 syndromes évaluables : l'humeur dépressive et l'élan vital. A cela peuvent s'ajouter les symptômes de l'anxiété, les troubles du caractère et les perturbations somatiques. Le tableau clinique sera défini en fonction des symptômes dominants et le risque majeur est celui de la mélancolie qui peut mener dans le pire des cas au suicide. L'humeur dépressive est révélée par le vécu globalement pessimiste avec un discours jalonné de nombreux sentiments d'insatisfaction, de dévalorisation et d'autodépréciation qui peuvent aller jusqu'à des idées torturantes d'indignité et de culpabilité profonde, entraînant une grande douleur morale chez le déprimé. La perte d'élan vital se traduit par une diminution globale des forces pulsionnelles, des processus intellectuels et de l'activité motrice. Ce ralentissement global nommé "syndrome d'inhibition" comprend : - une fatigue générale

- un désintérêt global de l'entourage et de la vie

- une perte d'initiatives, de "décrochage"

- une baisse de l'efficience intellectuelles, de la productivité, de la créativité et de l'action.

L'anxiété est caractérisée par une attitude fataliste où l'on imagine des scénarios dramatiques avec une tendance à se victimiser, à l'affût du moindre risque on anticipe pour être dans l'hypercontrôle, le souffle se coupe et les tensions musculaires augmentent, nous subissons les effets de transes régressives. Les troubles du caractères devraient alarmer l'entourage qui observe chez le sujet un comportement hostile, impulsif et violent face aux stimulations de l'environnement. L'agressivité augmente avec un fort sentiment de culpabilité menant éventuellement au suicide ou à un acte meurtrier. Les symptômes somatiques liés à la dépression sont une fatigue chronique, des douleurs dorsales ou abdominales, des palpitations au niveau du thorax, des troubles digestifs et du sommeil, une sensation de ne pas avoir récupéré. Les associations variables de ces divers symptômes peuvent parfois masquer une dépression difficile alors à diagnostiquer. Un questionnaire réalisé en cabinet thérapeutique ou médical peut orienter vers la prise en charge de cette maladie.


Partir à la dérive...

Dans mon article sur la Méthode du contrôle cérébral du Dr Vittoz, celui-ci nous explique que le manque de contrôle cérébral se traduit par une difficulté à fixer ses pensées, la personne est dans un état de vagabondage cérébral. Cet état de progression instable du contrôle peut devenir permanent ce qui va souvent créer un état d’anxiété et de crainte, voire de crise de désespoir. Au début, le vagabondage cérébral n’impacte pas l’environnement de la personne, mais à mesure que cet état se prolonge, le cerveau travail sans cesse nuit et jour ce qui obsède l’individu en état de surexcitation mentale. Les nuits sont pénibles, voire blanches pour ceux qui souffrent d’insomnies, l’état de confusion et d’affolement est à son maximum dans la tempête cérébrale où le bateau a perdu gouvernail et pilote, c'est la dérive. Le principal symptôme est la fatigue mentale surtout dans un monde sollicité par la technologie qui le rend plus vulnérable à son environnement externe. Le sentiment que le cerveau ne se met jamais au repos prédomine et la fatigue empêche alors tout mouvement. Perdant le contrôle, la personne va également souffrir de manque de confiance en elle et donc de sentiment d’infériorité le menant à terme vers un état d’anxiété créant des idées sombres. Elle aura tendance à être malheureuse avec une vision pessimiste de l’avenir par manque d’intérêt pour le présent. L’accumulation d’anxiété dans le temps et à l’insu de la personne qui croit que cet état est normal va aboutir à des sensations extrêmes et incontrôlées avec l’incapacité d’expliquer la situation, c’est la crise d’angoisse. Parfois le patient va reporter cette sensation sur un organe comme le cœur, l’estomac ou encore les intestins. La pratique régulière de cette méthode transmise en cabinet ou en atelier de groupe va renforcer votre concentration et à terme vous pourrez reprendre le contrôle de votre vie.


Quel est ce rôle qui ne me correspond plus ?

Bien souvent la dépression arrive lorsque le rôle que nous servons ne correspond plus à nos besoins profonds. Les rôles sont nombreux et concernent chacun d'entre nous, nous sommes au théâtre ! Le chef de famille, le sujet du roi, le clown qui divertit un couple qui s'ennuie, l'intendant ou encore un grand-parent qui prend la place d'un parent absent ou défaillant, etc. Ce phénomène complexe et inconscient régit l'humanité et nous fait adopter des comportement trop souvent automatiques et irréfléchis. Nous pensons que nous n'avons pas d'autres choix que d'honorer les désirs secrets de nos parents et de leurs propres parents, voire de notre direction dans un système professionnel. Ainsi, se conformer à un rôle qu'au fond nous détestons ou qui ne réponds plus à nos besoins profonds affecte notre intégrité et notre élan vital, diverses stratégies de fuites, d'évitement, de dépendance, de pouvoir et de contrôle sont mises en place pour étouffer la souffrance d'un passé qui ne passe pas. Eclairer les origines de ces obéissances à des règles et des valeurs qui nous ont été transmises nous permet de guérir le lien à soi et de réajuster ses rapports avec le monde extérieur et avec son monde intérieur.



Sortir de sa tour d'ivoire !

Les idées sombres liées à la dépression et à une vie subie pleine de rancœur non exprimée tissent une sorte de toile dans laquelle nous nous croyons protégés car cela a été nécessaire à un moment donné de notre vie, mais l'effet contradictoire est que nous finissons par en subir l'emprise. Au fur et à mesure des années, nous nous renfermons dans une tour d'ivoire, le manque d'humilité de la personne en souffrance lui souffle que les autres ne peuvent pas comprendre son état, cette protection lui fait prendre une certaine hauteur qui la mène vers un monde plus froid ou à l'inverse la conduit au fond d'un lac gelée. L'adulte se coupe de ses ressentis et occulte les besoins de son enfant intérieur préférant rester dans l'illusion de l'enfant adapté qui attend réparation auprès de son parent, ses enfants, son patron ou son médecin. Cette déresponsabilisation des souffrances qui l'habitent l'empêche d'être traversé par la douleur des manques de sont enfance. Et pourtant une étincelle subsiste et ne demande qu'à être réactivée, se libérer de ce schéma sclérosant est possible grâce à un accompagnement individuel par un thérapeute qui a lui-même été éclairée par un témoin lucide des défaillances de son système familial.


Retrouver goût à la vie.

La sophrologie grâce aux outils de relaxation dynamique et sa grande palette d'outils anti-stress nous aide à remonter la pente d'une part par le renforcement cérébral comme nous l'avons précédemment mais également par l'attention portée à la vie intérieure de son corps (circulation sanguine, mouvements respiratoires, et sensations physiologiques de tous nos systèmes anatomiques). En effet, chaque individu est fait d'un corps physique et d'un corps mental et lorsque ce dernier est trop sollicité, le cerveau fatigue. Pour contre balancer ce phénomène, nous allons nous entrainer à ressentir c'est à dire à porter plus d'attention à nos 5 sens dans notre quotidien. Êtes-vous dans vos pensées lorsque vous sentez l'air marin qui traverse vos narines ou que vous contempler un coucher de soleil ? Vous êtes ancré à la nature et à votre environnement, votre conscience se déplace à l'extérieur de votre tête avec cette impression que le cerveau est shunté, coupé, enfin au repos. Dans cet instant, nous nous oublions et le flot des pensées est comme contenu, canalisé, nous pouvons naturellement nous recharger. Et d'autre part par l'émergence des souvenirs positifs de notre passé, car même si l'avenir nous semble morose voire inexistant, oui, notre vie est aussi faite d'expériences positives engrammées dans corps cellulaires. Après un apaisement du cerveau, nous recherchons un moment agréable qui évoque la joie ou bien le calme dans l'album de nos souvenirs. Cette image source fixée sur notre mentale, nous en observons les couleurs, les formes et la guidance du sophrologue invite le patient à plonger dans ce nouveau paysage positif et harmonieux dans lequel des sentiments agréables vont émerger. Des phénomènes se produisent alors dans le corps comme si nous étions vraiment à l'endroit de ce souvenir réel ou imaginaire. Cette réactivation des sentiments positifs internes sont un peu comme un nuage qui viendra soutenir le sujet dépressif pour l'aider à remonter vers un niveau plus élevé, progressivement, à son rythme.


Participer aux ateliers thématiques.

Pour acquérir les outils qui vous permettrons de sortir de la dépression je vous propose deux possibilités : les séances en cabinet pour un suivi personnalisé et approfondi ou bien les séances collectives en ligne ou en centre. Vous pouvez consulter la partie réservée aux ateliers sur mon site et retrouve la séance "Sortir de la dépression", il s'agit d'une séance récurrente, vous pouvez donc entrer en plein cycle, réaliser une seule séance pour vous détendre ou l'ensemble du cycle pour être plus aguerri. Les horaires et les tarifs sont affichés dans le descriptif de l'atelier. C'est la pratique régulière et à domicile des outils acquis lors des séances qui vous permettra de remonter la pente et de vous renforcer. A terme ces méthodes s'intègreront naturellement au service de votre stabilité mentale. Elles ne permettent pas l'évolution psychique et émotionnelle liée aux traumatismes du passé, ceci demande un accompagnement individuel en cabinet sur l'enfant intérieur.



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Thierry Régnier

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